Project Description

Les chansons de l’innocence retrouvée

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Edition simple

ED_couvnu

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Existe aussi en édition deluxe (2 CD), vinyle, numérique (1 titre inédit iTunes) et édition limitée FNAC (1 titre inédit)

Titres

1. Le baiser du destin
2. L’homme qui marche
3. Un nouveau printemps
4. Les torrents défendus (feat. Nile Rodgers)
5. La peau dure
6. Le malentendu
7. L’étrangère (avec Debbie Harry)
8. Un bonheur dangereux
9. En surface
10. Onze mille vierges
11. Les chansons de l’innocence

En plus dans l’édition deluxe :

1. L’homme qui marche (Visconti’s Dub)
2. L’étrangère (cet. Nile Rodgers) [Angela’s visions]
3. Bleu gitanes (Outtake)
4. En surface (avec Dominique A)
5. Les lueurs matinales (avec François Marry)
6. Les chansons de l’innocence (Diskönoir extended)

Plus iTunes : 7. Les chansons de l’innocence (Yan Wagner’s remix)

Plus 1 titre inédit dans l’édition limitée FNAC : 1. Le malentendu (piano / voix)

Paroles

Le désert et l’enfer, es-tu maître de ton destin ?
Les sommets, l’or des rivières, sont à la portée de ta main.
Il n’y a qu’à se baisser pour tout amasser, sachant que l’on peut toujours passer à côté.
Si la fortune ne sourit point et que l’on passe à côté du baiser du destin.
Les fruits mûrs ou les pierres, les faiseurs de feux te baisent la main.
La fortune, les revers, les mêmes t’écraseront comme un chien.
Il n’y a qu’à trébucher pour se ramasser.
Serait-ce le libre choix ou la destinée.
Quand l’infortune sourit en coin et que l’on passe à côté du baiser du destin.
Avant, avant, que dans nos mains ne soient tracées, ces lignes comme les nervures d’une feuille, où la fortune des héros vient se poser.
Les lumières, les chimères, corps à corps avec son destin.
Les ténèbres, les matins clairs, sont à la portée de ta main.
Il n’y a qu’à se baisser pour tout amasser, sachant que l’on peut toujours passer à côté.
Si la fortune ne sourit point et que l’on passe à côté du baiser du destin.

Piazza Navona. J’étais là très tôt ce matin, je te cherchais.
A vive allure, le passé nous rattrape. Je me demande si j’ai eu raison, mais me voici à Rome, devant chez toi.
L’escalier monte à sa chambre et dans ce froid de gueux, l’enfant du roi fou.
En bras de chemise légère, dans son âme tous nos mystères de Berlin, de Moscou.
Des photos d’un ado sombre, accrochées au mur devant lui. Est ce moi ? Est ce lui ? Est ce lui ?
Je t’ai attendu dans ce rade triste, il était trop tôt pour ma défaite.
L’escalier monte à sa chambre et dans le froid de décembre, son accent français le trahit.
En bras de chemise légère, dans ses yeux, tous nos mystères, de Marseille à Paris.
Des photos d’un ado sombre, accrochées au mur devant lui, est ce moi ? Est ce lui ?
Comme le héros d’un livre, qui ne s’ouvrirait plus qu’une fois, l’homme qui marche devant moi, est ce toi ?
Comme le héros d’un livre, qui ne souffrirait plus du froid, l’homme qui marche devant moi, est ce toi ?
Je t’ai attendu dans ce rade triste, il était trop tôt pour ma défaite.

Quand la chance les lâche, frangins à la dérive.
O merveilleux perdants, se débattent en l’eau vive.
Si sauvagement rejetés, nager vers l’autre rive.
Parvenir de l’autre côté et vivre vaille que vive.
Apprendre à coups de crosse et de cheveux tondus, vois les plaies qui scintillent, aux torses des vaincus, mais si la cause est belle peu importe le but.
Dans la fraicheur exquise, de ce nouveau printemps, l’embarcation dérive.
Si sauvagement rejetée, de l’une à l’autre rive.
Parvenir de l’autre côté, ailleurs enfin revivre.
Apprendre à coups de crosse et de cheveux tondus.
Vois les plaies qui scintillent, les combatants fourbus.
C’est un nouveau printemps, c’est un nouveau printemps !!!
Vois les plaies qui scintillent, aux torses des vaincus, mais si la cause est belle, peu importe le but…

Encore, flambent dans la nuit, nos âmes fières sur les trottoirs de vos quartiers interdits.
Encore twistent sans répit, nos silhouettes dans le noir, dans vos quartiers ennemis.
Que vivent les fièvres de la jeunesse, rivières de nos vingt ans, qui galopent folles dans nos veines et ce jusqu’au dernier printemps.
Pourvu que jamais rien ne les freine, laves de sueur et de sang, qui libérées grondent et puis déchaînent, ces torrents défendus, qui intoxiquent nos insomnies, de leur infectieuse mélancolie.
Encore, brillent dans la nuit, les âmes fières de l’histoire, dans vos quartiers ennemis.
Que vivent les fièvres de la jeunesse, rivières de nos vingt ans, qui galopent folles dans nos veines et ce jusqu’au dernier printemps.
Pourvu que jamais rien ne les freine, laves de sueur et de sang, qui libérées grondent et puis déchaînent, ces torrents défendus, qui intoxiquent nos insomnies, de leur infectieuse mélancolie.
Si un jour j’en ai marre, la tête brulante, le coeur froid, souffrirai-je un jour de moins souffrir pour toi ?
Que vivent les fièvres de la jeunesse, rivières de nos vingt ans, qui galopent folles dans nos veines et ce jusqu’au dernier printemps.
Pourvu que jamais rien ne les freine, laves de sperme et de sang, qui libérées grondent et puis déchaînent, ces torrents défendus, qui intoxiquent nos insomnies, de leur infectieuse mélancolie.
Mais si j’en ai ma claque, la tête brulante, le coeur froid.
Souffrirai je un jour de moins souffrir pour toi ?

Bien sûr

je connais tes plaies, tes blessures
cyanure
tes souvenirs ont la peau dure
fêlures
à chacun son chemin, chacun ses déchirures
mais je les ressens comme toi

fractures
pousser seul sur un tas d’ordures
torture
redouter d’être une imposture
froidures
qui nous gercent le coeur et rouillent les jointures
oui je les ressens

quand les larmes de l’enfance toute la vie sont murmures
où sont l’épaule et les mots qui te rassurent ?
oui les armes de l’enfance, te font le cuir et l’armure
et assèchent les rivières que tu pleurais hier

griffures
je lèche ta triste figure
morsures
ton sang et ses éclaboussures
roulures et salauds qui peu à peu nous ont à l’usure
oui je les ressens

quand les larmes de l’enfance toute la vie sont murmures
où sont l’épaule et les mots qui te rassurent ?
oui les armes de l’enfance, te font le cuir et l’armure
et assèchent les rivières que tu pleurais hier

bien sûr
je connais tes plaies, tes blessures
cyanure
tes souvenirs ont la peau dure
fêlure
à chacun son chemin, chacun ses déchirures
Mais je les ressens comme toi

oui je les ressens comme toi
oui je les ressens comme toi
ouais je les ressens comme toi

Trainer sur le port, ce soir je dormirai dehors.
Jouer la comédie, je n’y arrive plus.
La ville noire s’endort, ce soir, je serai sans remords.Ta voix sera tue, je ne rentrerai plus.
C’est dans les mauvais lits, que naissent les mensonges.
Le joug de ton désir, je m’en suis exilé.
Je voyais dans tes yeux, la présence du bon dieu, des vols d’oiseaux sauvages, explosés en plein ciel.
Ce coeur cognait tant, dans ma poitrine et pourtant, cette sale comédie, vraiment je n’en peux plus.
Délicieux, désespoir, nourri de mes absences, ta souffrance est un miel, dont je me suis exilé.
Compagne de torture, belle comme une révolte.
Dans ce monde tordu, nous sommes dégrisés.
Tu ne veux rien entendre, mais notre grande histoire, n’est qu’un malentendu.
La ville noire s’endort, ce soir, je serai ivre mort.
Ta voix se sera tue, je ne rentrerai plus.
Comme un fou, comme un chien, le ventre et les yeux vides, ta souffrance est un miel, dont je suis délivré.
Compagne d’infortune, belle comme une révolte. Dans ce monde perdu, nous sommes dégrisés.
Tu ne veux pas m’entendre, mais notre grande histoire, naît d’un malentendu.
Non, je ne t’entends plus.
Compagne de torture, belle comme une révolte, tu ne veux rien entendre, mais notre grande histoire, oui notre grande histoire, naît d’un malentendu.

Dowtown there will always be a corner of the wall, for the exile of radiant children. 
Downtown there will always be a piece of grey wall, for all those who like you are rebels and clandestine.
Un taxi jaune éventre la nuit et l’Étrangère en surgit.
Le mascara coule de ses yeux gris et se mélange à la pluie.
Dans les rues, Elle ressent l’énergie, bouleversante odeur de vie.
Le taxi la dépose au Chelsea, où elle venait avec Lui.
A la radio “Call me” de Blondie, contagieuse mélodie, congédie sa mélancolie.
Downtown il y aura toujours un coin de mur bleu, pour y adosser l’exil des enfants radieux.
Downtown il y aura toujours un bout de mur gris, pour tous ceux-là qui comme toi, ne sont pas d’ici.
Et dont le destin est d’être clandestin. Carnet de poèmes et croquis, pour qui entendra son cri.
Champagne et comatose aux barbis et leur douce anesthésie.
À la radio “Call me” de Blondie, contagieuse mélodie, congédie sa mélancolie.
Downtown il y aura toujours un coin de mur bleu, pour y adosser l’exil des enfants radieux.
Downtown il y aura toujours un bout de mur gris, pour tous ceux-là qui comme toi sont des insoumis.
Et dont le destin est d’être clandestin.
Downtown il y aura toujours un bout de mur gris, pour tous ceux-là qui comme toi ne sont pas d’ici et dont le destin est d’être clandestin.
Downtown there will always be a corner of the wall, for the exile of the radiant children to lean. 
Downtown there will always be a piece of grey wall, for all those who like you are rebels and clandestine. 

Les compagnons du soir dorment à la belle étoile, là sous les ponts de la nuit,
à Paris Village, le miroir de la Seine, les lueurs des lampions, fuient le poison sans visage d’un ciel sans nuage, fredonnent la la la,
Ô la douceur de ce futur incertain.
La la la, trahir sa route, fracasser son destin.
Les compagnons du jour, tête dans les nuages, provoquent bien des carnages, des carambolages.
Les fusils silencieux, hobos à l’unisson, redoutent tous les ravages d’un ciel sans nuage, fredonnent la la la, aveuglés par un grand soleil radieux.
La la la, crever d’une O.D. de ciel bleu.
Mais de loin, préférer encore un bonheur dangereux, c’est en allant trop loin que l’on avance un peu.
Oui sans fin rechercher un bonheur dangereux, c’est en plongeant trop bas que l’on s’élève un peu.
Les compagnons du soir ont une bonne étoile et sous les ponts de minuit,
en rien ne partagent, l’ambition du vainqueur, la sueur du champion et le poison sans visage d’un ciel sans nuage, fredonnent la la la,
aveuglés par un grand soleil radieux, la la la, crever d’une O.D. de ciel bleu.
Mais de loin, préférer encore un bonheur dangereux, c’est en allant trop loin que l’on avance un peu.
Oui sans fin rechercher un bonheur dangereux, c’est en plongeant trop bas que l’on s’élève un peu.
Là sous ton parapluie, les mirages s’amoncellent et le gris, cage hérissée de cris, où l’on joue pâle parodie de paradis, en sursis.
Mais de loin, préférer encore un bonheur dangereux, c’est en allant trop loin que l’on avance un peu.
Oui sans fin rechercher un bonheur dangereux, c’est en plongeant trop bas que l’on s’élève un peu.
C’est en allant trop loin que l’on avance un peu.
C’est en plongeant trop bas que l’on s’élève un peu. La la la…

Que de temps passé en surface, que de temps à ne pas s’encombrer du temps et des étoiles tombées.
Que de temps passé en surface.
Je me voulais léger, léger, du plaisir sans se retourner.
Ce plaisir ne m’allégeait pas, la beauté n’avait pas de bras. Je rêvais d’une vie de plume, ignorais la stèle et l’enclume. Je balayais mes propres traces.
Que de temps perdu en surface.
Que de temps passé en surface, que de temps à ne pas succomber, au spleen et aux étoiles plombées.
Que de temps passé en surface.
L’éphémère était mon credo et hier, à la mauvaise place, je n’aimais pas trop mon cerveau, mon corps envahissait l’espace.
Puis j’ai vu bouger la surface, tout le temps venant à déborder.
Je pensais ne pas y penser, oui mais nos pensées nous dépassent.
Et j’ai glissé sous la surface, délesté de la légèreté.
J’ai compté les étoiles tombées et claqué le temps perdu en surface.
Que de temps passé en surface, que de temps à ne pas s’encombrer, du temps et des étoiles tombées.
Que de temps passé en surface.

Onze mille vierges sous acide lysergique, consolent des malabars tendus et mélancoliques. 
Fille de joie me fixe de ses yeux verts, des claques de Soho jusqu’à l’Hôtel de l’Enfer.
L’Hôtel de l’Enfer, l’envers de Soho.
Onze mille vierges sous acide lysergique, consolent des malabars tendus et mélancoliques.
Jours et nuits au French ou au Colony, de la rue des Saints-Pères à Soho tu me poursuis.
Mes mots dangereux deviennent d’étranges poèmes.
D’alcool et de feu, ils dévastent tous ceux que j’aime. Je t’humilie, tu te couches, mes insultes font mouche et je frappe bas.
Ces horreurs sortent de ma bouche et je ne parviens pas à te dégoûter de moi.
Onze mille cierges, alcool et barbituriques, je flotte dans les rues comme sous analgésiques.
Mon costume est souillé de larmes et de suie, de la rue des Saints-Pères à Soho tu me poursuis.
Mes mots dangereux deviennent de tranchants poèmes.
D’acier et de feu, ils détruisent tous ceux que j’aime.
Je me dresse, tu te couches, mes insultes font mouche et je frappe bas.
Ces horreurs sortent de ma bouche et je ne parviens pas à te dégoûter de moi.
Je me dresse tu te couches, mes insultes font mouche et je frappe bas.
Ces horreurs sortent de ma bouche et je ne parviens pas à te dégoûter de moi.
Onze mille vierges sous acide lysergique, consolent des malabars tendus et mélancoliques. 
Jours et nuits au French ou au Colony, de la rue des Saints-Pères à Soho tu me poursuis. 

Berlin disco queen, androgyne, plante en mon coeur ton drapeau noir
Nitro glycérine, sex machine, plante en mon corps ton tempo noir
Berlin afro queen, m’assassine, plante en mon corps ton disco noir

Fille et garçonne, perverse madone
Elle me fredonne les chansons de l’innocence retrouvée

Berlin disco queen, orpheline, plante en mon coeur ton drapeau noir
Berlin afro queen, héroïne, plante en mon corps ton disco noir

Fille et garçonne, perverse madone
Elle me fredonne les chansons de l’innocence retrouvée

Berlin disco queen, androgyne, plante en mon corps ton disco noir

Berlin queen, Berlin disco
Dancing queen, dancing disco
Berlin queen, Berlin disco
Drama queen, drama disco queen

Berlin disco queen, androgyne, plante en mon coeur ton drapeau noir
Berlin afro queen, orpheline, plante en mon corps ton disco noir
Plante en mon corps ton disco noir

Black madone somnambule, tu roules des mécaniques
Et dans la disco noire électrique, tu tends ton arc, vise mon âme
Et me fredonne les chansons de l’innocence retrouvée…

Goûter à la noirceur, des journées qui se fanent, dans le rose et l’orange, la fumée bleu gitanes.
Le mouvement léger, acrylique ou pastel, l’esquisse du poème, il devient immortel, ton cri muet.
Comme les eaux qui flambent, l’initié, le modèle, capturent l’éphémère, la mémoire infidèle.
Je suis ton homme rouge, qui te traque, attends que tu bouges.
L’homme étrange qui démasque sous le rimmel, ton rituel.
Moi je suis l’homme rouge, qui t’attaque, attends que tu bouges.
L’homme étrange qui dérange…
Boire ton vin de feu, ta douceur initiale, disperse dans mes veines, un désordre animal.
Moi je suis l’homme rouge, j’attends que tu craques, que tu bouges.
L’homme étrange qui te démasque sous les fards, sous le rimmel.
Rituel cruel.
Moi je suis l’homme rouge, qui t’attaque, avant que tu bouges.
L’homme étrange qui te démasque sous la frange, sous le rimmel.
Rituel cruel, rituel cruel.
Démasque-toi! Goûter à ta noirceur, sur l’envers de la toile, dans le rose et l’orange, la fumée bleu gitanes.
Je suis ton ange rouge, j’attends que tu craques, que tu bouges.
L’homme étrange qui démasque sous le rimmel, ton cri muet.
Rituel cruel. Moi je suis l’homme rouge, qui t’attaque, attends que tu bouges.
L’homme étrange qui démasque sous le rimmel, ton cri muet.

Que vais-je faire d’une vie, entre les gouttes de pluie.
Attendre, rester calme, que l’ondée soit finie.
Deux bons amis dans le temps, perdent leur traces et s’oublient.
Mais quand revient la nuit, en rêve, en souvenirs, sont réunis.
Unlike the night sky I can’t find the way to join myself together.
Join the stars in me, into signs, constellations and wonders.
Be brave, tu es tout seul au monde.
Be brave, tu es tout seul sur la terre.
Comment traverser cette nuit, sans abri, sans lumière, inondée de larmes, pour faire briller, les lueurs matinales.
Chers souvenirs, tenez-moi en éveil, ou sans quoi, je dormirai tous les jours, jusqu’au dernier, en promeneur somnambule.
Be brave, tu appartiens au monde.
Be brave, tu appartiens à la terre.
Be brave…